Chantiers TSPO M351 et M35 redessinent mobilités ouest strasbourgeois dès cet été[5]

Chantiers TSPO M351 et M35 : une révolution pour les mobilités à l’ouest de Strasbourg dès cet été

Les chantiers du Transport en Site Propre de l’Ouest strasbourgeois (TSPO) entrent dans leur phase finale cet été sur la M351 et la M35. Ces travaux, d’une durée de deux ans, promettent de fluidifier les déplacements pour des milliers d’habitants des quartiers ouest comme Cronenbourg, Hautepierre et Wolfisheim. Avec un budget de 42 à 45 millions d’euros HT, ils marquent la dernière ligne droite d’un projet lancé en 2019.

Pour en savoir plus sur les améliorations en cours, consultez les nouveautés urbaines du quartier Deux-Rives.

Le TSPO, un projet clé pour l’ouest strasbourgeois

Genèse et étapes déjà réalisées

Le TSPO fait partie du Réseau Express Métropolitain Européen (REME), visant à créer des voies réservées aux cars express interurbains bas-rhinois. Les sections Oberschaeffolsheim-Wolfisheim ont été mises en service en 2022, suivies de Wolfisheim-Hautepierre le 12 novembre 2024, avec l’ouverture de la station Paul-Éluard connectée à la ligne D du tramway. Pour plus d’informations sur le projet, vous pouvez visiter le site de Strasbourg.eu.

Cette quatrième et ultime phase concerne le tronçon entre la station Paul-Éluard sur la M351 et la bretelle des Halles sur la M35. Délibérée le 23 mai 2025 par le conseil de l’Eurométropole de Strasbourg, elle a été annoncée officiellement le 4 juillet 2025. Ce projet est essentiel pour l’ensemble de la métropole, car il s’inscrit dans une vision plus large de dynamisation des transports en commun.

Aménagements techniques au programme

Dès cet été 2026, les premiers travaux débuteront dans la bretelle de sortie n°2 « Place des Halles ». Ils incluront deux voies de circulation en « tourne à droite » vers les Halles, dont une réservée aux cars express, et une nouvelle voie « tourne à gauche » vers Cronenbourg. Les aménagements prévus viseront à optimiser la fluidité du trafic et à intégrer les transports en commun dans la circulation à travers la zone.

Un carrefour à feux sera installé à l’intersection de la bretelle et de la rue du Bataillon de Marche n°24. La signalisation sera entièrement modernisée, avec une voie bus dédiée reliant directement la M351 aux Halles, optimisant les temps de parcours pour les usagers. Ces aménagements sont pensés pour accueillir un trafic plus important tout en assurant la sécurité des piétons et des cyclistes.

Impacts locaux : entre perturbations et gains pour les riverains

Circulation et déviations prévues

Ces chantiers de mi-2026 à mi-2028 perturberont la M351 et la M35, surtout aux heures de pointe à Cronenbourg et Hautepierre. Des fermetures partielles sont attendues, mais l’Eurométropole mettra en place des plans de déviation détaillés et un guichet unique d’information pour les riverains. Cela permettra aux habitants de s’informer et de trouver des solutions alternatives pendant la durée des travaux.

Les automobilistes devront anticiper des ralentissements dans le tunnel Wodli et autour de l’échangeur de Cronenbourg. Des réunions publiques permettront d’informer les habitants et d’ajuster les mesures d’accompagnement. La communication sera essentielle pour assurer un minimum d’impact sur la vie quotidienne des riverains.

Voix des quartiers concernés

À Wolfisheim, une habitante se réjouit : « Enfin, un accès direct aux Halles sans changer trois fois de bus pour aller travailler ! » Les associations de Cronenbourg saluent cette connexion fluide vers le centre-ville. Cette amélioration est perçue comme une avancée significative pour la vie quotidienne des habitants des quartiers périphériques.

Cependant, les commerçants des Halles expriment des craintes. « Les nuisances sonores et les embouteillages risquent de décourager la clientèle pendant deux ans », confie un gérant local, appelant à un soutien renforcé de la collectivité. Cela met en lumière l’importance de mesures compensatoires pour aider les commerces pendant cette période de transformation.

Financements et partenariats : une affaire collective

Le projet est cofinancé par la Région Grand Est, l’Eurométropole, l’État et la Ville de Strasbourg, qui prend en charge l’éclairage et les espaces verts. Ce budget de 45 millions d’euros HT cache de multiples aménagements, comme un kilomètre de piste cyclable et la réservation d’espace pour un futur franchissement piéton et modes actifs au-dessus de la M351, entre Cronenbourg et le parc des Romains. Une part importante de ces financements est destinée à développer une approche intégrée des transports dans la métropole.

Cette collaboration multi-acteurs souligne l’enjeu régional. Pour l’Eurométropole, ces investissements transforment l’ouest strasbourgeois en un pôle de mobilité connecté au cœur de la métropole. Cela permettra de renforcer l’attractivité de cette portion de la ville tout en soutenant le développement durable à long terme.

Vers une mobilité plus verte et accessible

Intégration aux réseaux existants

À terme, le TSPO reliera les cars express aux tramways et bus urbains, créant un continuum depuis Oberschaeffolsheim jusqu’au centre de Strasbourg. La section centrale de la M35 suivra d’ici mi-2028, synchronisée avec l’extension du tramway F. Ce nouvel axe permettra également d’encourager les usagers à adopter des modes de transport non polluants.

Pour les 50 000 habitants des zones ouest, cela signifie des trajets plus rapides et fiables. Un car interurbain pourra rejoindre les Halles sans encombre, réduisant la dépendance à la voiture personnelle. Cela représente une avancée vers une mobilité plus durable et respectueuse de l’environnement.

Bénéfices pour l’environnement et le quotidien

Ces voies dédiées favorisent les transports en commun, limitant les émissions de CO2 dans une agglomération où la circulation routière pèse lourd. Les pistes cyclables prévues renforceront les modes actifs, alignés sur les objectifs écologiques de l’Eurométropole. Ces améliorations ne profiteront pas seulement aux usagers des transports, mais contribueront également à l’amélioration de la qualité de l’air de la région.

Les familles de Hautepierre, souvent dépendantes des bus pour l’école ou le travail, y verront un gain de temps précieux. « C’est une bouffée d’air pour nos quartiers périphériques », résume un élu local. Cette dynamique est porteuse d’espoir pour l’ensemble des résidents qui aspirent à une meilleure qualité de vie.

Défis à relever pour un chantier réussi

Les deux ans de travaux exigent une coordination fine pour minimiser les impacts. L’expérience des phases précédentes, avec leurs déviations efficaces, servira de modèle. Des efforts particuliers seront nécessaires pour garantir que les déviations ne dégradent pas la qualité de vie des riverains.

Les riverains attendent des compensations, comme des navettes temporaires ou des aides aux commerces affectés. L’Eurométropole promet une communication transparente via son site et des points info mobiles. Il est essentiel que cette transparence soit maintenue tout au long du projet pour rassurer les habitants des environs.

Perspectives d’avenir : Strasbourg en mouvement

En 2028, l’ouest strasbourgeois disposera d’un axe express fluide, intégrant cars, tram et vélos. Ce TSPO n’est pas qu’un chantier : il redessine les habitudes de mobilité pour des milliers de Strasbourgeois. Les enjeux locaux – emplois, commerces, qualité de vie – sont au cœur de ce projet, et sa réalisation pourrait favoriser un développement harmonieux de la région.

Avec patience et soutien mutuel, l’été 2026 lancera une ère de déplacements plus simples et durables à l’ouest de la métropole. Les habitants peuvent ainsi envisager un futur où la mobilité est non seulement améliorée, mais aussi durable et accessible à tous.