Jean-Philippe Vetter mobilise son mouvement Aimer Strasbourg pour les élections municipales de 2026
Jean-Philippe Vetter, figure emblématique de la droite strasbourgeoise, s’active autour de son mouvement Aimer Strasbourg en prévision des élections municipales prévues en mars 2026. Ce conseiller municipal et départemental a pour objectif de rassembler des citoyens de tous horizons afin de redonner un nouvel élan à la ville. Sa liste de 67 colistiers, présentée le 21 février dernier, incarne un projet ambitieux, face à la gauche écologiste actuellement au pouvoir.
Contexte d’un mouvement citoyen
Aimer Strasbourg est né d’un constat partagé parmi de nombreux Strasbourgeois : une ville avec un potentiel exceptionnel, mais qui s’essouffle. Avec sa cathédrale millénaire, son patrimoine reconnu par l’UNESCO et ses institutions européennes, Strasbourg pourrait briller bien au-delà de l’Alsace. Cependant, des problèmes tels que la pauvreté, l’insécurité et les occasions manquées ternissent son image depuis quatre ans.
Le mouvement se veut collectif et inclusif. Il regroupe des entrepreneurs, des artistes, des fonctionnaires et des retraités, tous unis autour d’une vision d’une Strasbourg plus agréable, sûre et attractive. Jean-Philippe Vetter, qui préside le groupe Union de la Droite et du Centre au sein du conseil municipal et à l’Eurométropole, agit en tant que fondateur et porte-parole de ce mouvement.
La liste dévoilée : un rassemblement large et diversifié
Le 21 février, à cinq jours de la clôture des candidatures, Jean-Philippe Vetter a officiellement présenté sa liste au premier étage de la maison Kammerzell, un lieu emblématique du centre-ville. Composée de 67 noms, cette liste affiche une moyenne d’âge de 48,5 ans et met en avant des personnalités variées, allant d’une star du Racing à un aventurier de Koh-Lanta, sans oublier des élus centristes.
Selon Vetter, « aujourd’hui, les Strasbourgeois ont trois choix : la continuité avec la gauche écologiste, un retour de 37 ans en arrière avec la gauche socialiste, ou un vrai changement que nous incarnons ». Sa liste ambitionne d’être « engagée, dynamique et compétente », prête à gouverner dès le premier jour.
Des figures centristes et locales en vue
La liste comprend sept élus centristes, issus de l’UDI, du Parti radical ou du MoDem. Pascale Jurdant-Pfeiffer, conseillère d’Alsace en huitième position, souligne l’importance de l’ouverture réelle dans ce mouvement : « Nos positions sont prises en compte, notamment sur l’économie alliant prospérité et solidarité ».
Nicolas Matt, vice-président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) et occupant la troisième place sur la liste, insiste sur les questions de sécurité. Il déclare : « Nous allons rendre l’espace public propre et sûr, accessible au logement, et développer l’économie ». Ces alliances visent à élargir leur appel au-delà de la droite traditionnelle.
Programme : sécurité, économie et attractivité
Aimer Strasbourg s’engage à proposer un projet concret pour contrer le « déclassement » de la capitale alsacienne. Parmi ses priorités, on trouve la lutte contre l’insécurité dans les quartiers, l’attraction de créateurs d’emplois, et la transformation de l’écologie de mots en actions tangibles. Vetter promet un maire « à l’écoute de tous, même ceux qui n’auront pas voté pour nous ».
Pour les résidents, ces engagements se traduisent par des rues plus sûres, un centre-ville revitalisé et des opportunités économiques accrues. Les artisans et commerçants, essentiels à la vitalité locale, sont particulièrement ciblés. Vetter estime que leur quotidien, s’étendant de 9h à 19h dans la ville, justifie leur droit de vote.
Mobilisation des oubliés du scrutin
Conscient des limites du vote de droite à Strasbourg, Vetter appelle 11 000 électeurs potentiels à s’inscrire sur les listes électorales. « Il y a 9 000 commerçants et 2 000 artisans qui travaillent à Strasbourg mais vivent ailleurs. C’est injuste qu’ils n’aient pas leur mot à dire », affirme-t-il.
Ces professionnels, souvent frustrés par la mendicité, les sans-abri et le manque de places de stationnement, pourraient être enclins à soutenir un changement. Bien que le bilan touristique du centre-ville sous Jeanne Barseghian soit perçu comme positif, Vetter relaye leurs plaintes concernant une dégradation palpable de certaines situations locales. Pour en savoir plus sur ces préoccupations, consultez l’article sur Jeanne Barseghian et son équipe.
Impact local : ce que cela change pour les Strasbourgeois
Pour les habitants de quartiers comme Neudorf ou Cronenbourg, la promesse de sécurité est particulièrement cruciale. L’insécurité croissante suscite l’inquiétude des familles et des seniors, tandis que de jeunes entrepreneurs choisissent de quitter la ville pour des environnements plus dynamiques. Aimer Strasbourg s’engage à inverser cette tendance en favorisant un urbanisme pragmatique.
Les commerçants du centre-ville, allant de la Petite France aux Halles, espèrent des mesures visant à stimuler le commerce local. Les enjeux de propreté et de nuisances touchent directement la vie quotidienne des 280 000 résidents et usagers. Le mouvement lance un appel à la participation citoyenne à travers des consultations ouvertes.
Perspectives des acteurs locaux
Les centristes comme Jurdant-Pfeiffer perçoivent dans cette liste une opportunité d’équilibre entre croissance et solidarité. Les sportifs et aventuriers apportent une image dynamique, proche des préoccupations des Strasbourgeois. Cependant, les opposants, notamment les écologistes, expriment des craintes face à ce qui pourrait être perçu comme un retour en arrière idéologique.
Vetter mise sur l’unité pour éviter une alliance gauche-centre. À trois semaines du premier tour, sa stratégie de rassemblement pourrait modifier la carte électorale de Strasbourg, avec des implications significatives pour l’avenir politique de la ville. Pour voir comment d’autres mouvements se dessinent, lisez cet article sur le nouveau mouvement politique.
Enjeux pour l’avenir de Strasbourg
Ce mouvement dépasse les clivages partisans en cherchant à fédérer autour d’un amour commun pour la ville. En tant que carrefour européen, Strasbourg mérite, selon Vetter, de retrouver son éclat. Les municipales de 2026 s’annoncent comme un tournant majeur pour ses habitants.
Les colistiers, profondément ancrés dans le tissu local, promettent une gouvernance qui sera à l’écoute des préoccupations des citoyens. Reste à savoir si cet élan citoyen parviendra à convaincre les électeurs de l’importance d’une alternative à la continuité écologiste. Les Strasbourgeois, qu’ils soient artisans ou riverains, auront le dernier mot lors des élections de mars.
