Jeanne Barseghian dévoile sa liste complète avec nouvelle génération pour municipales 2026[2][6]

Jeanne Barseghian dévoile sa liste complète pour les municipales 2026 à Strasbourg

Strasbourg se prépare à vivre les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. La maire écologiste sortante, Jeanne Barseghian, a annoncé ce 18 février la composition intégrale de sa liste “Strasbourg Juste et vivante”, qui rassemble 65 personnalités engagées à promouvoir une vision de gauche axée sur la transition écologique et la justice sociale. Pour en savoir plus sur les personnalités, vous pouvez consulter l’article sur sa liste complète avec 65 personnalités locales engagées.

Une équipe renouvelée et paritaire

Dans la brasserie Wow, située rue du Jeux-des-Enfants, au cœur du quartier vivant de la Krutenau, Jeanne Barseghian a présenté ses colistiers avec une grande énergie. Sa liste se compose de 34 femmes et 33 hommes, dont l’âge varie de 19 à 79 ans, intégrant des profils politiques variés ainsi que des membres de la société civile.

« Nous sommes riches de profils différents et complémentaires », a indiqué la maire, précisant que cette équipe est « pensée comme une future équipe municipale, prête à gouverner la 8e ville de France ». Ce renouvellement marque un tournant significatif : de nombreux élus sortants ont laissé leur place à une nouvelle génération, évitant ainsi les carrières politiques trop longues, ce qui donne espoir à une dynamique nouvelle dans la gestion municipale.

Une liste engagée et diversifiée

La liste se positionne clairement à gauche, avec 60 % de ses membres affiliés à des partis politiques et 40 % provenant de la société civile. Elle bénéficie du soutien de diverses organisations telles que Place Publique, Génération.s, Génération écologie, Debout !, L’Après, le Parti communiste, les “Socialistes avec Jeanne et les Écologistes” et même une représentante du Parti animaliste.

Parmi les figures marquantes, on retrouve Sandra Regol, 48 ans, députée de la première circonscription du Bas-Rhin, qui occupe une position éligible. Alessandro Castiglione, 62 ans, régisseur lumières, complète cette équipe hétéroclite composée de jeunes étudiants et de seniors expérimentés, illustrant la volonté d’inclusion et de pluralité des expériences au sein de la liste.

Contexte électoral dans la ville de Strasbourg

Strasbourg, capitale de l’Alsace et siège du Parlement européen, s’engage dans une campagne électorale intense. Élue en 2020 avec 47 sièges face au Parti socialiste, Jeanne Barseghian fait face à une compétition accrue, avec neuf autres candidats, dont Catherine Trautmann, ex-maire PS, Florian Kobryn pour La France insoumise, et Virginie Joron pour le Rassemblement national.

Les élections de 2020 avaient été marquées par une abstention record de 66 % au premier tour, en raison de la pandémie. Aujourd’hui, les Strasbourgeois analysent le bilan écologiste : extension des pistes cyclables, renforcement des zones piétonnes, mais aussi critiques sur la propreté et la circulation dans des quartiers tels que Neudorf et Cronenbourg, montrant que les attentes des citoyens évoluent avec le temps.

Bilan de la mandature : réussites et mécontentements

À l’approche de la fin de son mandat, 55 % des Strasbourgeois se déclarent mécontents de l’action municipale, selon un récent sondage. Les électeurs écologistes (94 % de satisfaits) et les sympathisants LFI (74 %) saluent les avancées en matière d’environnement, comme la plantation de milliers d’arbres et la diminution des émissions de CO2, tandis que certaines promesses n’ont pas encore trouvé écho dans le quotidien des Strasbourgeois.

Cependant, les socialistes (48 % de satisfaits) et les centristes (39 %) soulignent des insatisfactions. « Le bilan est loin de faire l’unanimité au centre-gauche », observe un analyste local. Pour les habitants du centre-ville, la réduction de la circulation automobile a dynamisé les rues ; à l’ouest, dans le quartier de l’Esplanade, les embouteillages persistent. Cette disparité dans le ressenti des citoyens démontre que la communication des réalisations municipales reste à améliorer.

Analyse des concurrents et enjeux locaux

Catherine Trautmann, qui obtient 31 % d’intentions de vote contre 22 % pour Barseghian, capitalise sur son image favorable (45 % d’opinions positives). Elle est soutenue par Paul Meyer et Nawel Rafik-Elmrini de la plateforme “Réconcilier Strasbourg”, promettant une gouvernance plus inclusive et attentive aux besoins de tous.

Thibault Vinci du Parti radical de gauche et Ismaïl Becherirat ont rejoint d’autres listes, ce qui complique l’unité de la gauche. À droite, Virginie Joron mise sur la sécurité. Les enjeux pour les résidents se révèlent concrets : logement abordable dans une ville en tension (loyers augmentant de 15 % depuis 2020), mobilité douce pour une population de 280 000 habitants, et préservation du patrimoine, comme la cathédrale ou les villes limitrophes d’Illkirch-Graffenstaden. Ces défis nécessitent des solutions efficaces et durables.

Réactions des Strasbourgeois et parties prenantes locales

Dans les marchés de la place Broglie et les cafés de la Petite France, les opinions diffèrent. « Cette liste jeune, c’est du vent si les poubelles débordent encore », déclare un commerçant de la rue des Grandes-Arcades. En revanche, une jeune résidente de Robertsau se réjouit : « Enfin des idées pour le climat, avec des vélos partout ! »

Les associations locales, comme celles pour le logement social à Hautepierre ou les défenseurs de la biodiversité le long de l’Ill, attendent des actions concrètes. Jeanne Barseghian insiste : « Nous militons pour la justice sociale, le vivre-ensemble et la dignité de tous ». Ses colistiers, à l’image de Sandra Regol, s’engagent à renforcer les services publics de proximité, condition indispensable à la création d’un véritable lien de confiance avec les Strasbourgeois.

Conséquences pour la vie quotidienne des Strasbourgeois

Cette liste “Strasbourg Juste et vivante” a pour ambition de transformer Strasbourg en un modèle écologique. Si elle est élue, elle pourrait accélérer les fermetures de voies aux voitures dans le Grand Îlot Central, avant tout pour améliorer la vie des piétons et cyclistes, tout en prenant en compte la nécessité de fluidifier la circulation pour les habitants.

Pour les familles de Kocherpark ou les personnes âgées de Contades, cela pourrait signifier davantage de parcs et moins de pollution. Cependant, face à un sondage défavorable, Barseghian doit regagner la confiance des indécis. « Nous sommes fiers de cette liste renouvelée, qui correspond à notre vision de la politique », déclare-t-elle avec conviction.

Renouvellement générationnel : un atout ou un risque ?

En plaçant la jeunesse au cœur de sa liste, depuis 19 ans, Jeanne Barseghian capte l’attention des quartiers étudiants comme l’Orangerie. « C’est important de laisser la place à une nouvelle génération », souligne-t-elle, remerciant au passage les sortants. Des profils comme ceux de régisseurs ou de militants associatifs apportent cette fraîcheur requise, apportant un nouvel élan à la politique locale.

Cependant, certains conseillers d’opposition expriment leurs inquiétudes quant à un potentiel manque d’expérience face aux défis budgétaires (la dette municipale étant en hausse). Les habitants attendent des solutions concrètes concernant l’emploi local et l’accès aux crèches, essentielles dans une ville familiale. La capacité à concilier vision innovante et gestion pragmatique du quotidien sera cruciale pour cette équipe.

Strasbourg retient son souffle avant le 15 mars. Avec cette équipe diversifiée, Jeanne Barseghian mise sur un mélange d’idéalisme écologique et de pragmatisme local pour conserver les rênes de l’hôtel de ville. Les semaines à venir détermineront si cette “nouvelle génération” saura séduire les 150 000 électeurs inscrits.