Mohamed Sylla lance son projet participatif construit sur les doléances des citoyens strasbourgeois[1]

Mohamed Sylla lance son projet participatif pour Strasbourg 2026

À Strasbourg, Mohamed Sylla, juriste et syndicaliste à la tête du mouvement UTILES 67, vient de dévoiler son programme pour les municipales de 2026. Baptisé UTILES pour Strasbourg, ce projet repose entièrement sur les doléances recueillies auprès des habitants depuis juin 2025. C’est une démarche inédite qui met les citoyens au cœur de la politique locale.

Le candidat, installé dans la ville depuis plus de vingt ans, s’appuie sur son expérience de secrétaire général de l’UNSA Lidl et président d’Utiles 67, émanation du groupe parlementaire Liot. Après un passage discret aux législatives de 2024 dans la 3e circonscription du Bas-Rhin, il vise la mairie avec un credo clair : écouter, échanger, coconstruire et cogérer. Cette philosophie vise particulièrement les abstentionnistes et ceux lassés de la politique traditionnelle.

Une co-construction ancrée dans les quartiers

Le programme n’est pas né dans un bureau, mais sur le terrain. Depuis juin 2025, Mohamed Sylla et son équipe ont tenu des ateliers citoyens, des échanges sur les marchés et du porte-à-porte, rencontrant plus de 1 200 Strasbourgeois et recueillant près de 300 contributions. Des cahiers de doléances citoyens ont permis de transformer ces témoignages en douze priorités concrètes. Vous pouvez en apprendre davantage sur les initiatives locales bien-être.

Quartiers comme Bourse-Austerlitz, le Port du Rhin, la Musau, Stockfeld, le Polygone, la Plaine des Bouchers ou le Wacken, jusqu’aux confins de Schiltigheim Sud, ont été sillonnés. « Le vrai problème, ce n’est pas la diversité. Le vrai problème, c’est l’abandon », martèle Mohamed Sylla, soulignant l’urgence de remettre les habitants au centre.

Douze priorités nées des doléances

Ces priorités couvrent les enjeux quotidiens des Strasbourgeois. Parmi elles, le logement arrive en tête, avec des propositions pour un accès digne et abordable. La rénovation énergétique est aussi mise en avant pour réduire les charges et améliorer le confort, sans que « respirer, se loger, se nourrir correctement ne soit un privilège ».

La jeunesse et l’éducation populaire figurent en cinquième position : donner à chaque jeune les moyens de son avenir via l’éducation, la culture et l’engagement associatif. La démocratie locale suit de près, avec des budgets participatifs renforcés, des conseils de quartier dynamisés et une transparence totale des décisions.

Démocratie locale : redonner le pouvoir aux habitants

Mohamed Sylla promet une démocratie locale réelle, pas seulement symbolique. Des référents administratifs de proximité par quartier, une plateforme citoyenne de transparence budgétaire et un suivi numérique des mesures sont au menu. Le site utiles67.fr, conçu comme une interface mobile intuitive, permet déjà de consulter, contribuer et évaluer les propositions.

« Redonner la parole aux habitants, c’est renforcer la démocratie », insiste le candidat. Si élu, il envisage une cogestion durable, associant les citoyens aux décisions, à leur mise en œuvre et à leur évaluation. Une façon de lutter contre le gaspillage : « Quand les citoyens voient où va l’argent public, le gaspillage recule ».

Budgets et finances : réalisme sans hausse d’impôts

Sur le plan financier, le programme se veut honnête et finançable. Un audit indépendant des comptes municipaux est prévu, suivi d’un redressement sans augmentation des impôts. Les agents municipaux sont respectés, avec un accent sur des résultats mesurables, quartier par quartier. Les initiatives budgétaires viseront à optimiser les ressources tout en maintenant un service de qualité.

Sécurité, culture et vivre-ensemble au cœur des préoccupations

La sécurité et la tranquillité publique occupent la onzième priorité : plus de médiateurs de quartier, une coopération accrue entre habitants, forces de l’ordre et associations, sans stigmatisation. Culture, sport, mémoire et vivre-ensemble lient les générations, soutenant la création locale et la transmission. Ces initiatives contribueront à forger une communauté soudée, où chacun trouve sa place.

Strasbourg, capitale européenne, doit valoriser son statut unique. Le programme pousse pour attirer des projets durables et des startups à impact social, boostant l’innovation et l’emploi. Ces mesures visent un cadre de vie propre, apaisé, avec des services publics de proximité renforcés. Il est essentiel d’élargir les opportunités pour tous et d’encourager la participation citoyenne dans le développement local.

Un mouvement qui cible les oubliés de la politique

Porté par des colistières expérimentées comme Françoise Werckmann, UTILES Strasbourg s’adresse aux quartiers populaires souvent délaissés. Le candidat parle d' »amour sincère » pour la ville et cible ceux qui « n’y croient plus ». « On ne gouverne pas une ville contre ses habitants, ni à leur place, mais avec eux », résume la philosophie du mouvement.

Les habitants des Neudorf ou de Cronenbourg, confrontés à la propreté, aux mobilités ou à l’inclusion, y voient une réponse concrète. Un formulaire en ligne, rempli en deux minutes, continue de recueillir priorités et solutions sur sécurité, logement, santé ou éducation. Une mobilisation qui renforce le lien avec les citoyens et assure une meilleure adéquation des politiques publiques aux attentes locales.

Impacts locaux : une ville partagée pour tous

Pour les Strasbourgeois, cela signifie des changements tangibles : logements rénovés dans le Cronenbourg, médiateurs visibles au Polygone, budgets participatifs boostés à la Robertsau. Les familles monoparentales ou les seniors pourraient bénéficier d’une éducation populaire accessible et d’une sécurité équilibrée. Chaque action entreprise vise à améliorer la qualité de vie et à créer une ville plus inclusive et solidaire.

Les associations locales saluent cette approche terrain, qui pourrait raviver la participation citoyenne. À l’approche des 15 et 22 mars 2026, ce projet participatif secoue le paysage politique strasbourgeois, traditionnellement dominé par des programmes descendant d’en haut. Le changement est à portée de main, et de nombreux habitants s’engagent déjà dans cette dynamique.

Perspectives pour une gouvernance collective

Mohamed Sylla ne promet pas de miracles, mais des avancées réalistes. « UTILES pour Strasbourg, c’est un engagement simple : faire avec vous, jamais sans vous. » Dans une ville cosmopolite comme Strasbourg, où l’Europe bat au cœur du quotidien, cette cogestion pourrait renforcer le lien social et l’attractivité. Un modèle à suivre pour d’autres villes, aspirant à une démocratie vivante et inclusive.

Les défis restent : convaincre un électorat sceptique et transformer les doléances en actes. Mais pour beaucoup dans les quartiers, ce projet sonne comme un vent de fraîcheur, plaçant l’humain et le local avant tout. Strasbourg mérite-t-elle cette gouvernance collective ? Les urnes le diront, et l’avenir s’écrit dès maintenant à travers l’engagement citoyen.