Nouvelles personnalités locales élues au conseil d’administration de l’Université de Strasbourg pour impulser des projets sociaux et économiques

Nouvelles personnalités au conseil d’administration de l’Université de Strasbourg

Strasbourg, berceau d’une université dynamique au cœur de l’Europe, intègre de nouvelles figures locales au sein de son conseil d’administration. Élues fin février et désignées début mars 2025, ces personnalités extérieures s’engagent à impulser des projets concrets dans les domaines social et économique. Leur arrivée coïncide avec un renouvellement stratégique de l’établissement, qui compte 36 membres élus.

Élection et composition du nouveau conseil

Les élections pour le conseil d’administration de l’Université de Strasbourg ont eu lieu le 7 février 2025. Les membres nouvellement élus se sont réunis le mardi 4 mars à 14 heures pour désigner cinq personnalités extérieures sélectionnées suite à un appel public à candidatures.

Parmi ces figures, on trouve Anne Coreau, directrice de l’innovation pour Orange dans le Grand Est et présidente d’Accro, l’association des industries culturelles et créatives strasbourgeoises ; Jean-Charles Fontaine ; Stéphane Klein ; Isabelle Heumann ; et Mohamed Sylla, conseiller prud’homal et secrétaire général de l’Unsa du Bas-Rhin et d’Unsa-Lidl. Ces profils variés reflètent le paysage socio-économique local, allant des PME aux syndicats.

Le conseil est désormais complet, composé de 16 enseignants (collèges A et B), 6 personnels BIATSS, 8 personnalités extérieures et 6 étudiants. Cette composition équilibrée illustre la vitalité de la communauté universitaire strasbourgeoise, bien ancrée dans le quartier des institutions européennes.

Une diversité de profils au service de l’université

Anne Coreau représente l’innovation alsacienne. À la tête d’Accro, elle encourage les interactions entre les acteurs des industries créatives à Strasbourg, facilitant ainsi des synergies entre le secteur technologique et le milieu culturel.

Mohamed Sylla, fort de son expérience syndicale, apporte une voix ouvrière importante. « Représenter les salariés dans une université publique, c’est veiller à ce que les projets sociaux profitent à tous les Bas-Rhinois », a-t-il déclaré récemment.

Isabelle Heumann, Jean-Charles Fontaine et Stéphane Klein viennent compléter ce groupe en apportant leurs expertises issues du monde de l’entreprise et de l’éducation. Un représentant d’une PME de moins de 500 salariés et un autre du secteur secondaire renforcent le lien avec l’économie locale. Ces élections mettent en avant l’importance des PME strasbourgeoises, qui jouent un rôle économique majeur en employant des milliers de résidents de la région.

Élection de Frédérique Berrod et continuité stratégique

Le 18 mars 2025, le conseil a élu Frédérique Berrod présidente, avec 19 voix sur 33, succédant ainsi à Michel Deneken. Issue de la liste « Inspire », qui détient neuf sièges, elle était précédemment vice-présidente chargée des Finances.

Berrod devance Mathieu Schneider (« Au Pluriel », qui possède quatre sièges) et Pierre Gilliot (« Refonder », avec trois sièges). Les alliances avec les étudiants et les syndicats ont été cruciales pour atteindre la majorité. « Cette élection marque une transition sereine pour notre université de service public », affirme la nouvelle présidente, qui prévoit de mettre l’accent sur la transversalité durant les quatre prochaines années.

Une gouvernance paritaire pour les territoires

Le 1er avril 2025, le congrès restreint a élu 15 vice-présidents et vice-présidentes proposés par Berrod. L’équipe, paritaire (8 femmes et 8 hommes, incluant un étudiant), se compose de neuf nouveaux membres et de sept figures expérimentées de l’ère Deneken.

Michel de Mathelin occupe le poste de premier vice-président, en charge de la stratégie et de l’innovation, tandis que Virginie Zint se concentre sur le numérique. Camille Fauth s’occupe de l’égalité et de la diversité, et Yann Gaudeau gère les finances. D’autres comme Rachel Schurhammer (responsable de la formation) et Jean Sibilia (en charge de la santé et du territoire) complètent cette équipe. Cette composition hybride est prometteuse pour une gouvernance résiliente, axée sur la vie du campus et le rayonnement local.

Projets sociaux : des initiatives pour tous

Les nouvelles personnalités extérieures vont mettre en place des initiatives sociales adaptées à Strasbourg. Mohamed Sylla, accompagné des syndicats, veille à l’insertion des jeunes diplômés dans le marché de l’emploi local, notamment chez Lidl et dans les PME alsaciennes.

Anne Coreau milite pour des projets culturels inclusifs qui réunissent étudiants et habitants des quartiers comme Neudorf ou Cronenbourg. « L’innovation sociale passe par des partenariats concrets avec les quartiers », a-t-elle souligné.

Avec Camille Fauth à la vice-présidence de l’égalité, l’université vise à promouvoir la parité et à lutter contre les discriminations, impactant directement 60 000 étudiants et employés dans l’agglomération strasbourgeoise. Ces mesures pourraient contribuer à diminuer le chômage des jeunes, un enjeu crucial dans le Bas-Rhin, où le taux dépasse les 20 % chez les moins de 25 ans.

Impulsions économiques : stratégie et développement local

Sur le plan économique, l’équipe de Berrod s’appuie sur quatre axes : formation-recherche à l’est, pilotage au nord, vie de campus à l’ouest et rayonnement au sud vers les territoires. Michel de Mathelin et Anne Coreau guident des projets d’innovation avec Orange et Accro, favorisant le développement des startups strasbourgeoises.

Des partenariats avec des lycées locaux et d’autres établissements renforcent la formation professionnelle. Jean Sibilia, vice-président chargé de la santé et du territoire, se penche sur les besoins en personnel soignant pour les hôpitaux universitaires et cliniques alsaciennes. « Nous voulons une université ancrée dans son territoire, qui booste l’économie locale via la recherche appliquée », explique Berrod. Cela pourrait entraîner la création de milliers d’emplois indirects au sein de l’Eurométropole.

Impact pour les Strasbourgeois : opportunités et perspectives

Pour les habitants, ces changements promettent une augmentation des opportunités. Les étudiants des campus d’Esplanade et d’Illkirch pourront bénéficier de formations adaptées au marché du travail local, allant des industries créatives aux services.

Les quartiers populaires comme Hautepierre devraient voir des projets sociaux renforcés, axés sur l’insertion et la diversité. Les PME du Kochersberg ou de la plaine du Rhin gagneront en visibilité grâce à ces collaborations universitaires. Les acteurs locaux, telles que les chambres de commerce et les associations, accueillent avec enthousiasme ce changement. « C’est un atout pour l’Alsace face à la concurrence européenne », constate un représentant syndical.

Perspectives : vers une université résiliente et engagée

L’équipe en place pour quatre ans, renouvelable, mise sur la co-construction. Les réunions régulières du conseil, impliquant enseignants et personnalités extérieures, assureront un suivi concret des décisions. Face aux défis budgétaires, l’optimisme reste néanmoins présent. Strasbourg, en tant que ville-frontière, a le potentiel de devenir un hub socio-économique grâce à cette gouvernance hybride.

Les habitants attendent des retombées concrètes : des emplois durables, une innovation accessible et une université plus proche de leurs préoccupations. Le conseil d’administration, renforcé par ces nouvelles personnalités locales, se prépare à relever ce défi avec détermination.

Pour en savoir plus sur ces figures importantes, consultez cet article sur les personnalités strasbourgeoises élues.