Nouveaux horaires et tarifs des transports en commun à Strasbourg : une réforme pour fluidifier les déplacements quotidiens
À partir du 15 octobre 2025, la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS) et l’Eurométropole de Strasbourg mettront en œuvre une refonte complète des horaires et des tarifs des trams et bus. Cette initiative vise à simplifier les trajets quotidiens des habitants, rendant l’offre de transport plus attractive face à l’usage de la voiture individuelle. Les changements s’inscrivent dans une stratégie de transition écologique locale.
Pour plus de détails sur ces modifications, n’hésitez pas à consulter nouveaux horaires et tarifs.
Amplitudes horaires élargies pour une meilleure couverture journalière
Le réseau de tram conservera des horaires étendus : de 4h30 à 0h30 du lundi au samedi, et de 5h30 à 0h30 les dimanches et jours fériés. Sur les lignes principales, un tram passera toutes les 5 à 6 minutes entre 6h30 et 20h, ce qui est idéal pour les heures de pointe. En matinée précoce et en soirée, la fréquence sera d’une rame toutes les 15 minutes, répondant ainsi aux besoins des travailleurs matinaux et des noctambules.
Ces ajustements toucheront particulièrement les lignes structurantes comme C6, C7, C8 et C9, qui relient le centre-ville à des quartiers périphériques tels que Neuhof, Hoenheim ou Vendenheim. Pour les usagers d’Illkirch-Graffenstaden, Schiltigheim ou Ostwald, des bus renforcés synchroniseront leurs passages avec les dernières arrivées de trams. « Cela change la donne pour les familles qui rentrent tard des activités extrascolaires », témoigne Marie Dupont, résidente de Bischheim.
Cette initiative vise également à minimiser l’impact des trajets sur les routes, en facilitant le passage des usagers des transports en commun, ce qui, à long terme, pourrait réduire le trafic de voitures en ville. La CTS prévoit des applications et des outils numériques pour informer en temps réel les usagers sur les horaires et les itinéraires.
Focus sur les soirées et week-ends : une desserte plus lisible
Les vendredis et samedis bénéficieront d’une attention particulière, avec une fréquentation soutenue jusqu’à minuit trente. La CTS promet une régularité améliorée en soirée, évitant ainsi les temps d’attente frustrants pour les fêtards ou les employés ayant des horaires décalés. Les connexions bus-tram seront optimisées pour les communes de l’Eurométropole, facilitant les retours vers les zones résidentielles.
Cette évolution répond aux plaintes fréquentes des habitants concernant les lacunes des services nocturnes. « Enfin une offre cohérente pour ceux qui bossent en trois-huit à l’hôpital ou en usine », note un utilisateur anonyme sur les forums locaux. L’objectif est de rendre les transports publics viables à toute heure, augmentant ainsi leur utilisation quotidienne.
Enfin, un nouveau système de billetterie sera mis en place, permettant d’acheter des tickets à l’avance via une application mobile ou aux arrêts, ce qui facilitera encore plus les déplacements nocturnes.
Évolution récente du réseau de nuit Hibus
Depuis le 8 janvier 2026, le service Hibus (lignes N1, N2 et N3) a été réaménagé pour plus de simplicité et de sécurité. Les bus circuleront désormais de 00h30 à 5h les jeudis, vendredis et samedis, avec de nouveaux itinéraires desservant Kehl, Hoenheim et le quartier des XV. Un arrêt commun « Pont Saint-Nicolas » unifiera les lignes, tandis que le terminus Corbeau sera supprimé.
Accessible avec un ticket CTS standard, le réseau Hibus proposera un bus toutes les heures. Les voyageurs se rendant à Kehl devront emporter leur pièce d’identité pour franchir la frontière. « C’est un vrai plus pour les cross-border workers qui rentrent tard », se félicite un habitant de Kehl interrogé par la presse locale.
Ce service répond également à une demande croissante des usagers qui souhaitent plus de flexibilité dans leurs déplacements nocturnes. Des campagnes de sensibilisation seront lancées pour informer les résidents des changements et de l’importance des transports en commun.
Nouvelle grille tarifaire : des formules adaptées aux besoins quotidiens
Dès le 15 octobre 2025, les tarifs connaîtront une évolution en faveur des abonnements mensuels et annuels, rendant les trajets domicile-travail plus accessibles. Les formules multimodales intégreront mieux les liaisons transfrontalières vers l’Allemagne ainsi que les réseaux régionaux comme Fluo 67. Cela vise les 300 000 habitants de l’Eurométropole, dont beaucoup dépendent des transports pour leurs déplacements vers le centre-ville ou les zones industrielles.
Les tarifs unitaires resteront stables, mais les packs famille et jeune gagneront en flexibilité, avec des réductions pour les trajets illimités. « Ces ajustements allègent le budget des ménages modestes, surtout à Schiltigheim ou Ostwald », explique un porte-parole de la CTS. L’impact local s’en ressentira rapidement : moins de voitures sur les ponts du Rhin, ce qui fluidifiera le trafic à Strasbourg.
À long terme, ces modifications tarifaires visent à inciter les usagers à adopter un comportement de mobilité durable, favorisant l’utilisation des transports en commun plutôt que des véhicules personnels. La CTS prévoit de suivre l’évolution des habitudes de déplacement pour adapter son offre.
Coordination avec les réseaux régionaux
La réforme s’articule avec Fluo 67 et les cars du Bas-Rhin, y compris la ligne vers Mont Sainte-Odile, valable jusqu’au 29 mars 2026. Les horaires de la CTS s’aligneront sur ces services pour des correspondances optimales à la Gare Centrale ou Robertsau. Cela bénéficiera aux pendulaires d’Entzheim ou Lingolsheim, qui pourront enchaîner bus et tram sans perte de temps.
Cette coordination vise à offrir un service intégré qui permettra aux usagers de se déplacer plus facilement entre les différents modes de transport. Des liaisons directes avec les services régionaux sont également prévues afin de répondre aux attentes des habitants des zones rurales alentour.
Implications pour les résidents : un levier contre la voiture individuelle
Pour les Strasbourgeois, ces changements signifient des matins moins stressants et des soirées plus sereines. Les employés de la gare ou du Musée d’Art Moderne, desservis par les lignes 10 ou 2, profiteront d’une meilleure fiabilité. Les familles des quartiers comme Neuhof Ganzau ou Baggersee bénéficieront de trajets scolaires simplifiés.
Les enjeux budgétaires de l’Eurométropole n’ont pas freiné l’ambition : encourager le report modal vers les transports publics. « On vise une réduction de 10 % des émissions de CO2 liées aux déplacements domicile-travail d’ici 2027 », annonce cependant la collectivité dans ses documents stratégiques. Les habitants des communes périphériques, souvent mal desservies, bénéficieront directement de ces évolutions. Cela pourrait également réduire la congestion et améliorer la qualité de l’air dans la région.
Des enquêtes seront menées pour évaluer la satisfaction des usagers et recueillir leurs retours dans un souci d’amélioration continue des services proposés.
Perspectives des acteurs locaux et défis à venir
Les associations d’usagers saluent l’initiative, mais appellent à veiller à la ponctualité en heure de pointe. « Les fréquences de 5 minutes sont top, mais il faut des bus de réserve pour les pannes », plaide l’Association pour les Transports Publics Alsaciens. La CTS prévoit des fiches horaires détaillées sur son site, téléchargeables pour chaque arrêt.
Concernant la transition écologique, l’intégration de bornes de recharge au P+R Parc des Romains renforce l’offre multimodale. Pour les travailleurs frontaliers, les tarifs unifiés avec l’Ortenau faciliteront les allers-retours quotidiens. Malgré des travaux temporaires, comme à Port du Rhin, le réseau demeurera résilient.
Il sera essentiel de sensibiliser les usagers à l’importance d’utiliser les transports publics pour atteindre les objectifs environnementaux établis.
Un réseau en phase avec la vie strasbourgeoise
Ces évolutions touchent au cœur de la mobilité urbaine à Strasbourg, une ville-frontière et capitale européenne. Les habitants de Lingolsheim Alouettes ou Unterelsau accéderont plus facilement aux Halles ou au Port Autonome Sud grâce aux lignes 12 ou 40. La CTS mise sur la lisibilité pour fidéliser ses 100 000 usagers journaliers.
En fin de compte, cette réforme établit les transports publics comme un pilier des habitudes quotidiennes. Elle répond aux attentes des résidents en quête de praticité, tout en soutenant les objectifs climatiques locaux. Strasbourg avance ainsi vers une mobilité plus verte et inclusive.
