Personnalités strasbourgeoises engagées dans la transition écologique
À Strasbourg, la transition écologique prend forme grâce à des figures locales qui s’affirment comme des pionniers de cette initiative verte. Depuis l’élection de Jeanne Barseghian en 2020, ces personnalités, issues tant de la société civile que de la politique, mettent en œuvre des projets innovants au cœur de l’Eurométropole, répondant aux aspirations des habitants pour une ville plus respirable et durable. En 2025, des personnalités strasbourgeoises engagées dans la transition écologique dynamisent les quartiers.
Jeanne Barseghian, la maire écologiste aux commandes
Jeanne Barseghian, âgée de 45 ans, a remporté une victoire surprise aux élections municipales de 2020 avec 41,71 % des voix. Élue sur une liste écologiste et citoyenne, elle présente un bilan axé sur la mobilité verte et la qualité de vie urbaine. Candidate à sa réélection en 2026, elle met l’accent sur la gratuité des transports pour les mineurs et l’extension massive des réseaux cyclables et tramways.
« Ce qui nous distingue, c’est que nous annonçons ce que l’on va faire et nous le faisons », déclarait-elle récemment à ses militants. Ces actions bénéficient directement aux Strasbourgeois, notamment en réduisant les embouteillages dans le quartier de la Krutenau ou le long de l’Ill. Les habitants se réjouissent de ces progrès, bien que les sondages la positionnent troisième au premier tour.
Son projet innovant inclut un développement rapide des bus électriques, établissant des lignes reliant Neudorf à Robertsau. Cela facilite l’accès aux berges de l’Ill pour les familles tout en luttant contre la pollution dans les zones densément peuplées, comme l’hyper-centre. Les initiatives de Barseghian visent également à favoriser une meilleure intégration des espaces verts dans la ville, contribuant ainsi à un urbanisme plus durable.
Syamak Agha Babaei, le premier adjoint bâtisseur de coalitions
Syamak Agha Babaei, premier adjoint et fondateur du Labo citoyen, est un pilier au sein de la municipalité. Ancien socialiste, il cherche à établir un « socle commun » avec Place publique, Génération.s et le PCF en perspective des municipales de 2026. Il met en avant l’importance de l’ouverture aux citoyens non encartés, qui occupent la plupart des postes clés.
« La majeure partie des responsabilités est aux mains de citoyens non encartés, les partis ont peu d’influence », souligne-t-il en réponse aux critiques. Son engagement se traduit par des projets tels que la plantation de 10 000 arbres d’ici 2026 dans les quartiers périphériques comme Hautepierre. Ces initiatives contribuent à verdir l’espace urbain, offrant aux résidents plus d’ombre et de biodiversité.
Agha Babaei plaide également pour la création de « cahiers de doléances citoyens », qui inspirent des innovations comme les jardins partagés le long du canal de la Bruche. Cette démarche renforce le lien communautaire, très appréciée par les associations de quartier à Cronenbourg. En outre, ces jardins offrent des espaces de rencontre et de collaboration entre les habitants, favorisant ainsi une dynamique participative au sein de la ville.
Projets phares : végétalisation et mobilité douce
Sous son impulsion, Strasbourg s’est donné pour objectif d’augmenter de 30 % ses espaces verts d’ici la fin du mandat. Les toits végétalisés sur les écoles du Neuhof, par exemple, filtrent l’air et rafraîchissent les salles de classe durant l’été. Les familles locales bénéficient ainsi d’un environnement plus sain pour leurs enfants.
La mise en place de pistes cyclables sécurisées et de nouveaux systèmes de transport public ont également un impact significatif sur la qualité de vie à Strasbourg. Ces projets favorisent une mobilité douce, réduisant la dépendance à la voiture et encourageant les déplacements à pied ou à vélo.
Citoyens novices devenus acteurs de l’écologie
Une étude sociologique menée par l’Université de Strasbourg révèle que 43 % des colistiers de Barseghian en 2020 étaient novices en politique. Ces personnalités issues de la société civile, comme Marie Acabo (61e sur la liste), ont évolué en « professionnels » de l’engagement écologique. Leur approche fraîche favorise des idées novatrices, loin des carcans partisans. Des personnalités strasbourgeoises engagées dans des projets innovants qui renforcent la cohésion sociale émergent.
Marie Acabo, sociologue, soutient des projets participatifs tels que les « budgets verts citoyens » destinés aux micro-fermes urbaines à la Meinau. « Cela permet aux habitants de co-construire leur environnement », explique-t-elle. Ces initiatives transforment des friches en potagers communautaires, fournissant des légumes frais aux marchés locaux.
D’autres anonymes, tels que des enseignants ou ingénieurs, s’impliquent également dans des comités de quartier pour établir des pistes cyclables sécurisées reliant Gare à Contades. Leur impact se mesure à travers une augmentation de 20 % des déplacements à vélo, libérant ainsi les rues pour les piétons. Ce mouvement citoyen solidifie davantage les efforts de la ville pour atteindre ses objectifs écologiques et renforcer le tissu social.
Mohammed Sylla et l’approche participative ultra-centriste
Mohammed Sylla, juriste et syndicaliste, président d’Utiles 67, envisage de briguer la mairie avec un projet fondé sur un cahier de doléances citoyen lancé en décembre 2025. Bien que identifié comme centriste, son engagement écologique accentue la réquisition de logements vacants pour héberger les familles et libérer des espaces pour des parcs solaires. À Koenigshoffen, cela pourrait permettre de verdir 5 hectares inutilisés.
« Les Strasbourgeois veulent un vrai débat d’idées, pas des fronts artificiels », estime un proche. Son innovation se manifeste par le lancement d’applications mobiles permettant de signaler les zones polluées, mobilisant les résidents de l’Esplanade en temps réel. Cela favorise une vigilance communautaire accrue face aux nuisances industrielles près du port.
Sylla collaborationne également avec des écologistes pour la mise en place de fermes verticales en périphérie, capables de produire jusqu’à 10 tonnes de fruits par an. Les habitants de Hautepierre perçoivent cela comme une réponse concrète à l’insécurité alimentaire exacerbée par l’inflation. Ces développements contribuent à créer une chaîne d’approvisionnement locale plus résiliente.
Défis et perspectives pour 2026
Malgré ces avancées, l’opposition, menée par Pierre Jakubowicz (Horizons) et Jean-Philippe Vetter (droite), émet des critiques à l’encontre du bilan écologiste. Les sondages prévoient une bataille serrée pour mars 2026, où Barseghian sera challengée par la droite ainsi que des dissidences de gauche, comme Catherine Trautmann (PS). Cependant, 80 % des Strasbourgeois soutiennent la gratuité des transports, signe de son ancrage local.
Les projets innovants continuent d’émerger : on note l’implantation de bornes de recharge solaire le long de la Grande Mosquée, ainsi que l’introduction de coracles électriques sur l’Aar. Ces initiatives, portées par des figures comme Agha Babaei, impliquent les parties prenantes locales, des associations aux commerçants de la Petite France. La coopération entre ces divers acteurs est essentielle pour maintenir l’élan de la transition écologique.
Innovations locales au service des résidents
À l’échelle de l’Eurométropole, des personnalités comme celles du Labo citoyen expérimentent des drones pour surveiller la qualité de l’air à Robertsau. Cette stratégie permet d’alerter en temps réel les 300 000 habitants sur les pics de pollution, protégeant ainsi les plus vulnérables du centre-ville.
Les conséquences pour les résidents sont déjà visibles : on observe une baisse de 15 % des émissions de CO2 grâce aux trams BHLS (Bus High Level Service) reliant Eckbolsheim à Strasbourg Sud. Les familles bénéficient d’une mobilité abordable, tandis que les seniors profitent de l’ombre offerte par les nouveaux bancs installés dans les corridors verts. Ces évolutions favorisent un cadre de vie plus agréable et respectueux de l’environnement.
Un mouvement citoyen qui s’amplifie
Ces personnalités strasbourgeoises, de Barseghian à Sylla, tissent un réseau d’innovations ancrées dans le territoire alsacien. Leur vision inclut l’héritage rhénan, avec des maraîchages bio le long du Rhin, ce qui permet d’employer 200 locaux. À l’approche des municipales, les habitants de tous les quartiers attendent des avancées concrètes pour bâtir une ville résiliente face au changement climatique.
Les jardins suspendus sur les ponts Kennedy annoncent une Strasbourg flottante, adaptant l’urbanisme aux inondations fréquentes. Ce foisonnement d’idées, porté par des engagés locaux, redessine le quotidien des 285 000 résidents, du Vieux Strasbourg aux banlieues ouvrières. La dynamique communautaire se renforce et révèle une volonté collective de faire de Strasbourg un exemple à suivre en matière de développement durable.
